Quand AB InBev s’offre son dauphin SABMiller

Paul 13 octobre 2015 0

Il était une fois au pays des géants de la bière, un géant plus grand que tous les autres et qui pour grossir encore davantage avala tout cru un autre géant… mais nous ne somme pas dans un conte de fées. Le numéro un mondial belgo-brésilien AB InBev (20,8% des parts de marché) vient de s’offrir sont premier concurrent en volume, le britannique SABMiller, pour 96 milliards d’euros.

Une histoire qui fera couler beaucoup de bière…

Le numéro deux mondial de la bière SAB Miller a annoncé ce matin avoir accepté l’offre de rachat par AB InBev pour un équivalent de 71,2 milliards de livres soit 96 milliards d’euros.

La 4ème c’est la bonne !

Après avoir essuyé trois refus de la part du britannique qui jugeait les offres sous-évaluées, la quatrième proposition fut acceptée. Offre finale : chacune des actions SABMiller sera reprise pour 44 livres sterling soit 59 euros ce qui constitue une plus-value de près de 50 % par rapport au cours du 14 septembre dernier.

Ce rachat, l’une des cinq principales opérations de fusion de l’histoire donnera naissance à un véritable mastodonte de la bière.

La naissance d’un colosse

Une pléthore de marques ! De Stella à Jupiler en passant par Leffe et autre Budweiser du belgo-brésilien viennent s’ajouter Corona, Peroni, Grolsch, Pilsner Urquell, Coors, Blue Moon et tant d’autres…

Pour faire simple, une bière sur trois bues dans le monde aujourd’hui est produite par l’un des deux géants sous l’une de leurs marques.

L’alliance des deux groupes brassicoles donnera naissance à la première « entreprise brassicole réellement mondiale », détenant près du tiers du marché mondial de la bière, dont le chiffre d’affaires atteindrait 56 milliards d’euros.

« Les pays émergents » un avantage stratégique pour AB InBev

Les pays émergents sont dans l’ADN du groupe SAB Miller, dont les origines remontent à 1895 en Afrique du Sud. Le numéro deux est en réalité un géant dans ces pays, à l’image du l’Afrique où la firme s’impose d’abord un acteur dominant, avec 28 % de son chiffre d’affaires.

En cas d’échec de la transaction pour des raisons réglementaires ou si elle était rejetée par les actionnaires, le groupe AB InBev se verrait obligé de verser à son concurrent une indemnité de rupture de 3 milliards de dollars.

Il est donc encore un peu tôt pour refermer le livre et annoncer ils se marièrent et eurent beaucoup de chiffre d’affaires…

Leave A Response »