La Maredsous Triple, une merveille qui se mérite !

mmarceau 5 août 2011 0

En promenant avec copine machine, nous avions déjà usé nos langues le long de toutes les jolies vitrines des arcades de la ville. Telles deux fashionistas, lunettes de soleil et paquets dans chaque main, nous jubilions d’avoir fait chauffer nos cartes bancaires. Note pour plus tard, c’est pas le tout de jouer les coquettes mais pour la prochaine séance shopping la tong sera de rigueur !
La pause dans ce pub était la bienvenue, la carte réjouissante… Après sa lecture assidue nous nous écrièrent d’une même voix devant la serveuse, « une Maredsous Triple ».  Un choix judicieux et non fait en collège qui nous amusa beaucoup et renforça notre complicité de l’instant.

Elles arrivèrent sur un plateau, un peu trop fraîches sans doute.
Les dernières Maredsous que nous avions bues portaient encore leurs anciennes appellations. Aujourd’hui Blonde, Brune, Triple remplacent 6, 8, 10. Mais revenons à nos bières salvatrices que la demoiselle en polo aux couleurs du pub venait d’apporter.
La nouvelle étiquette, plus sobre, est réussie et fait envie.
Une fois versée, la triple s’épanouie d’une mousse abondante, onctueuse de couleur crème qui laissera de belles dentelles. Sa robe, comparable à de l’ambre, étincelle tel un abricot bien mûr avec des reflets d’or. La humer est déjà un délice, elle sent l’orange, le malt, le caramel et l’alcool. En bouche elle se révèle bien pétillante, acide et sucré, presque boisée, avec des soupçons d’écorce d’agrumes.
A chaque nouvelle gorgée nous découvrons de nouvelles saveurs, nous délectant de ce nectar si doux, si harmonieux, les pommettes rougissantes ! En plus de sa forte présence d’alcool, nous retrouvons un bon goût fruité des bières d’abbaye de haute fermentation, de levure et d’épices, de pain grillé. Avec sa fin de bouche amère et longue, elle réchaufferait un esquimau.
Nous aimerions avoir l’occasion d’en boire à la pression pour la redécouvrir encore tant elle nous plu.

La Madesous triple monte vite à la tête et mérite au moins un morceau de pain si l’on n’a pas de fromage à mettre dessus. Dès le départ l’odeur nous avait prévenu, la première gorgée était sans équivoque et pourtant… Pourtant nous l’avons bue, en trois quarts d’heure l’affaire fut faite, et nous parfaitement grisées !

 

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