Tripel Karmeliet, une charmante compagnie !

mmarceau 25 juillet 2011 0

Je flânais dans le rayon des bières du monde quand je suis tombée nez à nez avec une Triple Karmeliet dont une amie amatrice de blondes m’avait chanté les louanges. J’avais alors quelques heures devant moi, époux et enfant ayant programmé une sortie sportive à laquelle je n’étais par bonheur pas conviée. Hum, du temps, une bière à découvrir, l’appartement pour moi seule… L’hésitation a bien duré quatre secondes avant de rejoindre le caissier qui semblait s’ennuyer à cent sous de l’heure.
De retour chez moi, la bouteille gagne le réfrigérateur et je prépare mon instant privilégié en me faisant couler un bain.

Quel bonheur de déambuler en peignoir, coiffée d’une serviette dont seules les femmes ont le secret du nouage et d’aller chercher cette Tripel Karmeliet fraîche à point pour accompagner un limage d’ongles dans les règles !
Je scrute l’étiquette qui reflète la tradition, la blondeur des champs, qui affiche fièrement une recette de 1679 à base d’orge, froment et avoine, le tout titré à 8,4°.
Je m’y reprends à plusieurs fois pour servir mon verre tant l‘onctueuse mousse blanche abonde. Ce qui me laisse le temps d’aller constater, via mon précieux PC portable, que c’est la Brasserie Bosteels, la même qui produit la Kwak et la fameuse Deus et donc bien entendu, la Karmeliet. Fort bien, me dis-je, attendons de voir ce que me raconte cette belge sous sa robe dorée légèrement trouble.
Ce sont les céréales  qui sautent au nez au premier abord, puis une odeur de froment, de bière blanche, de pamplemousse jaune et de tarte tatin. Peu pétillante, en bouche, les goûts décelés précédemment  s’affirment en rappelant le pain frais et quelque chose de rustique que j’attribue à l’avoine. Je dégage des arômes épicés de gingembre, de compote, de banane et de poivre.

Facile à boire dans sa première moitié, la triple est bonne mais je n’en ferais pas de folies car elle est plutôt écœurante en se réchauffant. Mais la pauvre aurait mérité un petit repos en  cave avant son ouverture. Qu’à cela ne tienne, mes griffes aiguisées et vernies ont rarement le temps d’une si charmante compagnie !

 

Leave A Response »